Hémorragie

Related imageJe veux que le temps me prenne, qu’il s’enfuie avec moi dans ses bras. Qu’il dérobe, avec chaque seconde une partie de mon âme et quelle s’efface à jamais. Je veux que le temps remporte, qu’il me laisse sans vie. Le monde, de moi, vidé. Qu’il saigne de minutes jusque temps que ma vie soit sèche sur le plancher. Une tache rouge,sur le carrelage froid. Qui peut s’effacer avec de l’eau et une vieille guenille humide. Ma vie, rien, rien que ma vie. Des années, sans demeure émotionnelle, synchronisée avec le ciel, ses tempêtes et le soleil trop chaud. Mon corps, guidé par les battements sourds de mon cœur lourd.

Ma vie, sur les lignes de mes petites mains grasses. Courtes, divisés, sans clarté ni valeur. Mes petites mains vides, sans rien pour s’accrocher, finalement molles et relâchés. J’veux que le temps coure avec moi, qu’il me lance une dernière fois. Une dernière fois. La dernière fois. Le dernier faux sourire.

Le dernier soupire. La dernière larme. La dernière seconde, la dernière goutte de sang. Le premier silence. Le premier après. Après. Apres ma dernière seconde. Après mes derniers regards. La suite de l’univers, avec un univers humain en moins. La vie, sans la mienne. -1 dans l’inventaire de l’univers.

-1 dans la vie des autres. -100 pour la mienne. Ma vie, rien que ma vie. Ma vie, de feux sur le coté de la maison l’été, de desserts ratés, de vomis de fausses amies le mercredi. Ma vie, parmi les autres fins, criante, et irréversible. Ma vie, sa fin, l’après, les culpabilités.

Mes yeux, ouverts, sans rien voir, sans rien ressentir, sans demande, sans envie. Mes yeux bleus, devenus gris, vides, pour personne, à personne, sans vie.

Commun d’existence

Cachée dans un coin de mon lit, quelque part entre deux notes et ton oubli, j’espère d’une quelconque manière me perdre à jamais entre deux replis. L’univers du désordre de ma chambre s’agence aux tourments qui résonnent dans ma tête. Les paroles des chansons ne sont plus assez colorées pour tacher mon esprit maussade de la journée.

Mes idées virevoltent comme des oiseaux hébétés se frappant dans la cage de ma réalité, comme sur une vitre trop bien lavée. Il n’y a rien qui pourrait faire battre mon cœur aujourd’hui, la force de la musique est la seule chose qui me garde en vie.

Je n’ai envie de rien. L’inspiration ne vient plus. Je griffonne les mêmes sentiments âcres qui me hantent depuis trop longtemps sur ces feuilles blanches souillées de mon amertume.

Mon lit m’aspire comme un gouffre. Nulle part ailleurs, je ne semble trouver ma demeure. Mes quatre murs miroitent mon agonie. Je dois partir d’ici!

Le stylo à la main désormais je laisse couler la mer qui semble m’envahir. Les vagues me submergent. Le bleu m’envahit. J’imagine de nouveaux cieux. Une infinité d’étoiles qui brillent dans l’obscurité. Le chant de sirènes étrangères. Le halo d’un différent univers.

J’imagine l’horizon azur et grouillant de nouveautés. Un monde où la jubilation, l’inconnu et la vivacité sont le vent qui porterait mes pieds…

La chanson cesse. Le commun reprend son cours.

L’odeur triviale de mon foyer atteint mon olfaction. Les vagues disparaissent de mon esprit comme si le clapet de mon imaginaire avait été soulevé. Les saveurs, les rêves et les couleurs disparaissent dans l’abime de mon cœur.

Je dois créer une mélodie nouvelle et voler à son rythme aussi loin que me permettront mes ailes rebelles…

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Papillonante nuit

À la recherche de lumière,

J’erre dans la nuit,

maîtresse de mon royaume,

vulnérable à l’atome.

 

Et ta venue opinée,

Dans l’opacité du ciel

Fait briller de mille feux

la seule flamme

qui réchauffent nos êtres assouvis.

 

Ma triste espèce est presque éteinte,

rapproches toi avant que les lois ne soit restreintes,

inonde l’abysse de mon cœur,

d’un soupçon de ta chaleur.

 

Le ciel charbonneux,

l’intensité de tes yeux ,

me fait oublier mon apeurement,

d’un ciel blanc,

rayonnant.

 

Explore à mes cotés le ciel sombre,

le monde mystérieux,

du moins jusqu’à l’aurore,

avant de craindre mon âme,

d’un étrange torrent multicolore.

 

L’isabelle,

déploie ses ailes,

espérant garder en celui-ci, l’étincelle,

de promesses plus belles,

sa bien aimée disparaissant dans la noirceur de la clairière,

il s’écria, se reverra-t-on,

précieuse étrangère?

 

Elle sourit, répliqua:

Le matin est à son temps,

quittons nous pour l’instant,

mais avant que notre monde ne bascule,

rejoignons nous au crépuscule.

 

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Voici le papillon en question. l’Isabelle. Papillon de nuit dont je me suis inspirée.  

Photo par Paul Starosta. 

Clémente

Emprise de l’implacabilité de ta furie,
à aucun prix mon cœur flambant ne s’est soumis.
La fermeté de ton caractère,
à faire taire l’étincelle de ta vulnérabilité
réduit en cendre l’infime possibilité
d’une relation prospère.
 
Réduite à une navrante épave,
en quelques miettes
de son âme de fillette,
 
Les ruines de son enfance encore flambantes,
elle amorça sa combustion,
illuminant le courroux de son père
et fut réduite en poussière.
 
Un vent nouveau souffla,
et l’âme guerrière se releva,
libre du poids de son précédent combat,
un amour d’une mansuétude brûlante
est né de sa destruction,
 
plutôt que de réduire en flammes son créateur,
elle lui coud sur un drapeau blanc,
les trois mots du pardon,
 
Et prit son envol.Résultats de recherche d'images pour « phénix »

Perversités

Je marche le cœur lourd,

Puis j’aperçois,

Butinant comme des abeilles sur des fleurs nouvelles,

Ces petits hommes au cœur encore purs,

Qui jouent gaiement derrière la clôture.

 

Comme j’aimerais, fermez les yeux,

Les ouvrir et être de leur côté,

À jouer et à rêver,

Des grandeurs du monde que je n’aurais pas encore touché.

 

Désormais,

Comme un revenant de guerre,

Je traîne le pied et mon visage se crispe.

Ma personne se traînant comme un cadavre,

Qui bientôt pourra être dévoré, par ces vautours

Qui me chassent depuis des lunes

Me voyant tituber,

À chaque pierre qui se pose sous mon pied.

 

Mes idées sont noir charbon,

Et partout où je mets la main,

J’y laisse ma trace sombre et tachante.

Puis me voilà, devant ces toiles blanches…

 

Je baisse la tête,

Marche d’un pas décidé,

Afin des éloignés de ma vue,

Puisqu’ils amènent ces vagues amers,

D’innocence perdue.

 

Riez, aimez, dansez!

Mais surtout, profitez

Petites fleurs de printemps,

Vous avez encore le temps…

 

Je ne suis qu’une fleur hivernale,

Mon âme est souillée,

Depuis qu’il a posé,

Son infâme main noire,

Sur ce jeune cœur d’enfant,

Qui n’y voyait là, qu’un étrange jeu pour grand.

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Coupable de déstruction de La pureté

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Dans cette guerre que j’ai menée,

Tu as dressé,

Ce drapeau blanc

Qui, le croyais-tu

Allait m’épargner

De cet immonde massacre

Dont j’étais responsable.

 

Tu t’es levé,

Au milieu de cette bataille,

Croyant que tu épargnerais

Chaque personne qui s’y battait.

Est-ce que tu te trompais?

 

Dans un sourd cri,

Une dernière balle a retenti

Et a atteint ton cœur…

Ô mon petit représentant de paix,

Qu’ai-je donc fait?

 

Mes armes sont jetées,

Le silence a régné,

Le blanc a cédé,

Il est souillé de ton sang.

 

Toi qui y croyais,

Te voilà meurtri,

Tranquillement,

Perdant toute source de vie.

 

Ton sourire s’efface,

Comme le mien s’est effacé,

Dans ton âme,

Le premier coup de canon résonne…

Ta guerre a commencé.

 

Le chirurgien

Le sang coule,

le long de ses doigts,

la blessure du patient est profonde, infectée.

La sueur fuit le long du front du docteur,

son cœur s’emballe

au fil des secondes qui fuit,

et qui s’éloignent,

de cet être perdu,

dans l’injustice de la vie.

 

Sa blessure n’est pas un accident,

on y voit des coups répétés,

l’oeuvre d’une passion déchaînée,

d’une confiance aveugle,

d’un amant en deuil.

 

Le chirurgien tremble,

tout repose entre ses mains.

Sera-t-il assez précis?

Pourras-t-il sauver sa vie?

 

Il sens la douleur de la patiente,

immobile, impuissante.

Jadis, c’était lui,

qui exactement là, avait été induis.

 

L’opération à cœur ouvert réussit,

le temps cicatrisera les points de suture,

 

elle pourra ouvrir son cœur,

sans cette abominable frayeur

qu’il ne lui arrive que malheur.

 

Après  l’effort du chirurgien,

elle pourra se passer de lui,

puisqu’il a réussit,

lui.

 

Il continuera malgré tout,

à recoudre les bouts,

puis à être tristement oublié,

malgré le temps, l’amour, le réconfort qu’il a donné,

à ces jeunes dames désespérées,

il n’aura été bon, qu’à raccommoder leurs cœurs brisés,

et elles, lui rappeler, que lui,

sa chirurgienne, avait échouée.